TOURISME – Salvador, ou l’autre Brésil

Pour tout carioca ou pauliste, Bahia est un pays différent. Chargée d’Histoire et pleine de mythes, la Capital da Alegria a un charme bien à elle. Passée la période agitée du Carnaval, petit tour dans cette ville qui prend le temps de vivre

São Salvador de todos os santos, troisième ville en taille du pays, réputée pour la gentillesse et le sourire de ses habitants, les soteropolitanos, est avant tout un témoignage : du passé, de la construction de la mosaïque qu’est le pays, des différentes périodes qu’a traversées la terre du Pau Brasil et surtout du riche apport culturel des immigrés africains. Son climat chaud et sec en fait une destination très agréable lorsque les températures descendent au Sud.

Roma Negra
La légende dit que Salvador serait dotée de 365 églises catholiques, soit une pour chaque jour de l’année. Première capitale du Brésil, son patrimoine architectural, baroque et coloré, lui donne un cachet atypique. La vielle ville, située côté baie, est composée de deux parties : le port, où l’on trouve le Mercado Modelo (ex marché des esclaves, transformé en un ensemble de stands de souvenirs) et le Pelourinho, ville haute. Pour y accéder, il faut prendre le célèbre Elevador Lacerda, construit en 1873. Arrivé au sommet, la vue est impressionnante.

Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1985, le Pelourinho regorge de monuments historiques tout aussi beaux les uns que les autres.  Ne râtez pas les incontournables Terreiro de Jesus et le Largo do Pelo, mais l’église São Francisco vaut aussi le détour.

Le soir, le Balé Foclorico da Bahia, présente des spectacles de danse traditionnelles très intéressants. Un peu plus au Sud, vous trouverez la place Campo Grande, lieu central du Carnaval.

Au bord de la mer, le Musée d’Art Moderne mérite de s’y attarder, ne serait-ce que pour la vue. Il propose le samedi soir des concerts de jazz avec coucher de soleil inoubliable.

Caïpirinha de caju, acarajé et moqueca au bord de la mer
La ville étant assez étendue, un tour en bus touristique permet de se rendre d’un lieu à l’autre plus facilement. Plus à l’écart se trouve l’Eglise de Nosso Senhor Bonfim et ses fitinhas de toutes les couleurs, emblème de la ville. En revenant le long du littoral, s’élèvera face à vous le célèbre phare de Bahia à l’entrée de la baie – Farol do Barra – ainsi que sa plage renommée. Le quartier Rio Vermelho, plus moderne, est idéal pour dîner le soir. Il est en effet impossible de parler de Salvador sans évoquer les merveilles gustatives que l’on peut y découvrir.

Au Mercado do Peixe, lieu de rencontre populaire, on peut manger une très bonne moqueca de camarão pour un prix très raisonnable. Le crabe – caranguejo – cuisiné dans du lait de coco, y est délicieux et bon marché. Pour accompagner le tout, une petite caïpirinha de cajù. Vous n’échapperez pas non plus aux acarajés – petits beignets fris garnis de crevettes – vendus un peu partout par des femmes en costume traditionnel.

Tant que vous êtes à Bahia, pourquoi ne pas en profiter également pour passer quelques jours sur les plages paradisiaques du littoral bahianais ? Mais ça, ce sera pour un prochain article !

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – São Paulo)

WEEK-END – São Paulo fête les graffitis ce dimanche

São Paulo, grise ? Pas tant que ça, grâce à ses nombreux artistes de rue qui égaient la capitale. Ce dimanche 27 mars, la ville célèbre cet art demeuré longtemps dans l’ombre. La galerie Matilha Cultural propose à cette occasion une exposition en hommage au pionnier brésilien du stencil, Alex Vallauri (1949-1987)

Du Beco do Batman*, rue recouverte de tags à Vila Madelena, au Tunnel Paulista qui mène à l’Avenida Rebouças, en passant par la 23 de Maio, impossible de ne pas croiser des graffitis en se promenant à São Paulo. Le Brésil bouillonne de créativité en matière d’art de rue et ce n’est pas par hasard que la Première Biennale Internationale de Graffiti Fine Art s’y est déroulée en septembre dernier.

Le grand précurseur
Le graffiti s’implante très tôt dans les grandes villes brésiliennes, mais c’est avec Alex Vallauri qu’il connaît une véritable reconnaissance. Né en Ethiopie en 1949 de nationalité italienne, il immigre en 1965 et fait des études d’art graphique en Angleterre et aux Etats-Unis. De retour au Brésil, les murs de São Paulo deviennent son support. Adepte du kitsch, il utilise comme genre le stencil, graffiti en pochoir. Cette technique avait émergé dans les pays où la répression de la police était très forte, quelques minutes étant suffisantes pour créer une œuvre. Alex Vallauri donne lieu à tout un mouvement de « graffeurs » brésiliens qui perpétueront son art après sa mort en 1987.

Envie d’en savoir plus ?
Réunissant des oeuvres de pionniers comme Ozi ou Celso Gitahy, et des artistes de la nouvelle génération comme Daniel Melim, Rodrigo « Chã » ou encore le collectif Alto Contraste, « Elemento Vazado », à la Galerie Matilha Cultural vaut le détour. Tout près, une exposition à l’Ação Educativa – à  Vila Buarque – réunit également les travaux d’une vingtaine de « taggeurs ». Dimanche 27 est prévue une démonstration au Parc Agua Branca.

La VIIIème édition du Graffiti Fine Art, au Museu Brasileiro da Escultura, présentait un projet tout à fait intéressant, puisqu’elle mettait en avant le travail de plusieurs stars et jeunes talents du street art : Magrela, Sinha, Chambs et Pifo entre autres. Une particularité : remplir les imposants murs du local d’oeuvres collectives. Cette idée a donné naissance à des graffitis enrichis par la patte de chaque artiste, dont la variété de traits est nette : une vraie réussite ! Le catalogue de la Biennale du Graffiti Fine Art a été lancé à cette occasion.

Si vous préférez en découvrir à l’air libre, rien de tel que de se promener dans les rues paulistes : chaque bouche-d’égout, compteur de gaz, arrêt de bus, mur vide hier peut-être aujourd’hui devenu une surprise à découvrir. Une dernière possibilité est de partir à la recherche de graffitis du monde entier, confortablement installé derrière son écran, en se rendant sur le site Street Art View.

Clémentine VAYSSE et Amélie PERRAUD-BOULARD (www.lepetitjournal.com  – São Paulo) vendredi 25 mars 2011

* Rua Gonçalo Alfonso

Infos pratiques :

Matilha Cultural
Rua Rego Freitas, 542 – República. (11) 3256-2636
http://www.matilhacultural.com.br
Tous les jours jusqu’au samedi 16 Avril, de 12h à 20h

Ação Educativa
Rua General Jardim, 660 – Vila Buarque.
Proche des stations de métro República et Santa Cecilia.
Tel : 3151-2333 / http://www.acaoeducativa.org
Du 28 mars au 7 mai. Ouverture et cocktail le 25 mars à 19h
Du lundi au vendredi de 10h à 20h. Samedi de 10h à 14h. Entrée gratuite

Démonstration au Parc Agua Branca le dimanche 27 mars de 10h à 17h – http://coletivoaguabranca.blogspot.com/

Museu Brasileiro da Escultura
Av. Europa, 218 – Jardim Europa
http://www.mube.art.br

BILLET D’HUMEUR – Adieu Belas Artes

Cela fait aujourd’hui une semaine que le plus connu des cinémas paulistes a fermé ses portes, et aucune bonne surprise de dernière minute n’est venue le sauver. Un grand lieu de la culture disparaît, pour être remplacé par un magasin. Dernier coup de projecteur…

Je ne suis pas née à São Paulo, je suis ce que l’on nomme « pauliste d’adoption », comme beaucoup de gens ici d’ailleurs. Et le Belas Artes ne faisait partie de mon quotidien que depuis quelques mois. Idéalement situé au coeur de São Paulo, inutile de consulter les séances avant d’y aller, la programmation suffisait à nous guider. Le verdict est tombé, après de nombreux espoirs de sauvetage. Impossible pour moi ce soir là de ne pas aller à la dernière.

Jeudi 17 mars 2011, 20h. Il y a foule au n°2423 de la Rua da Consolação. S’il n’y avait pas de pancartes ni de slogans, on pourrait croire que c’est une soirée comme les autres. Une longue file patiente calmement devant la bilheteria, mais pas de films récents au programme. De grands classiques pour finir en beauté, la Dolce Vita de Fellini, le Guépard de Visconti. Dans la rue, les discussions n’en finissent pas, chacun ayant son avis sur la position à prendre quant à cette fermeture. Puis des fidèles des salles obscurs prennent la parole, sous les flashs des nombreux journalistes présents. « Cinema, sim. Loja, não ». Fondé en 1943, sous le nom de Cine Ritz, puis Cine Trianon pour prendre son nom définitif en 1967, il avait survécu à la dictature et à un incendie en 1982. C’est la (dé)raison économique qui aura eu raison du Belas Artes. Suite à une augmentation du loyer par le propriétaire, exigeant 150.000 reais mensuels – contre 60.000 auparavant – et le retrait de son partenaire HSBC, l’aventure s’arrête là.

Deise Perin, ex-gérant, a annoncé que le cinéma rouvrirait prochainement dans un autre lieu. « Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre » nous annonce-t-il en personne avant la dernière séance. Ses défenseurs avaient tout tenté :  une pétition sur internet regroupant plus de 16.000 signatures, un recours au Conseil Municipal avait même été déposé pour classer le lieu au patrimoine de São Paulo. Avant la dernière projection, une campagne contre le piratage des films passe. Plus de popcorn, plus de grand écran, plus de sièges en velours rouge, plus de bande-annonces, plus de moments partagés avec ses amis… Voilà ce que l’on perd. Et même si les cinémas des shoppings ont théoriquement tout cela, ils manquent terriblement de charme. Et de caractère, la programmation étant souvent limitée à des œuvres très commerciales.

J’avais choisis – je dois l’avouer par hasard car celui que je voulais voir était complet –  un film… qui s’avère être un chef-d’oeuvre muet de 1925 : L’aigle noir avec Rudolf Valentino. Un petit bonheur cinématographique.

Pour terminer cette despedida, je vous invite à lire ce texte de Philippe Delerm, issu de La première gorgée de bière « Ce n’est pas vraiment une sortie, le cinéma. On est à peine avec les autres. Ce qui compte, c’est cette espèce de flottement ouaté que l’on éprouve en entrant dans la salle. Le film n’est pas commencé ; une lumière d’aquarium tamise les conversations feutrées. Tout est bombé, velouté, assourdi. La moquette sous les pieds, on dévale avec une fausse aisance vers un rang de fauteuils vide. On ne peut pas dire qu’on s’assoie, ni même qu’on se carre dans son siège. Il faut apprivoiser ce volume rebondi, mi-compact, mi-moelleux. On se love à petits coups voluptueux. […] Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s’enfoncer. On est au fond de la piscine, et dans le bleu tout peut venir de cette fausse scène sans profondeur, abolie par l’écran. »

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – São Paulo) Mars 2011

Pour signer la pétition : http://www.abaixoassinado.org/abaixoassinados/7873

 

BILLET D’HUMEUR – Adieu Belas Artes

Cela fait aujourd’hui une semaine que le plus connu des cinémas paulistes a fermé ses portes, et aucune bonne surprise de dernière minute n’est venue le sauver. Un grand lieu de la culture disparaît, pour être remplacé par un magasin. Dernier coup de projecteur…

 

Je ne suis pas née à São Paulo, je suis ce que l’on nomme « pauliste d’adoption », comme beaucoup de gens ici d’ailleurs. Et le Belas Artes ne faisait partie de mon quotidien que depuis quelques mois. Idéalement situé au coeur de São Paulo, inutile de consulter les séances avant d’y aller, la programmation suffisait à nous guider. Le verdict est tombé, après de nombreux espoirs de sauvetage. Impossible pour moi ce soir là de ne pas aller à la dernière.

 

Jeudi 17 mars 2011, 20h. Il y a foule au n°2423 de la Rua da Consolação. S’il n’y avait pas de pancartes ni de slogans, on pourrait croire que c’est une soirée comme les autres. Une longue file patiente calmement devant la bilheteria, mais pas de films récents au programme. De grands classiques pour finir en beauté, la Dolce Vita de Fellini, le Guépard de Visconti. Dans la rue, les discussions n’en finissent pas, chacun ayant son avis sur la position à prendre quant à cette fermeture. Puis des fidèles des salles obscurs prennent la parole, sous les flashs des nombreux journalistes présents. « Cinema, sim. Loja, não ». Fondé en 1943, sous le nom de Cine Ritz, puis Cine Trianon pour prendre son nom définitif en 1967, il avait survécu à la dictature et à un incendie en 1982. C’est la (dé)raison économique qui aura eu raison du Belas Artes. Suite à une augmentation du loyer par le propriétaire, exigeant 150.000 reais mensuels – contre 60.000 auparavant – et le retrait de son partenaire HSBC, l’aventure s’arrête là.

 

Deise Perin, ex-gérant, a annoncé que le cinéma rouvrirait prochainement dans un autre lieu. « Nous avons perdu la bataille, mais pas la guerre » nous annonce-t-il en personne avant la dernière séance. Ses défenseurs avaient tout tenté : une pétition sur internet regroupant plus de 16.000 signatures, un recours au Conseil Municipal avait même été déposé pour classer le lieu au patrimoine de São Paulo. Avant la dernière projection, une campagne contre le piratage des films passe. Plus de popcorn, plus de grand écran, plus de sièges en velours rouge, plus de bande-annonces, plus de moments partagés avec ses amis… Voilà ce que l’on perd. Et même si les cinémas des shoppings ont théoriquement tout cela, ils manquent terriblement de charme. Et de caractère, la programmation étant souvent limitée à des œuvres très commerciales.

 

J’avais choisis – je dois l’avouer par hasard car celui que je voulais voir était complet – un film… qui s’avère être un chef-d’oeuvre muet de 1925 : L’aigle noir avec Rudolf Valentino. Un petit bonheur cinématographique.

 

Pour terminer cette despedida, je vous invite à lire ce texte de Philippe Delerm, issu de La première gorgée de bière « Ce n’est pas vraiment une sortie, le cinéma. On est à peine avec les autres. Ce qui compte, c’est cette espèce de flottement ouaté que l’on éprouve en entrant dans la salle. Le film n’est pas commencé ; une lumière d’aquarium tamise les conversations feutrées. Tout est bombé, velouté, assourdi. La moquette sous les pieds, on dévale avec une fausse aisance vers un rang de fauteuils vide. On ne peut pas dire qu’on s’assoie, ni même qu’on se carre dans son siège. Il faut apprivoiser ce volume rebondi, mi-compact, mi-moelleux. On se love à petits coups voluptueux. […] Au cinéma, on ne se découvre pas. On sort pour se cacher, pour se blottir, pour s’enfoncer. On est au fond de la piscine, et dans le bleu tout peut venir de cette fausse scène sans profondeur, abolie par l’écran. »

 

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – São Paulo)

 

Pour signer la pétition : http://www.abaixoassinado.org/abaixoassinados/7873

 

ART – Carlos Oswald, pionnier de la gravure brésilienne

Auteur du dessin final du Christ Rédempteur, peintre et graveur, Carlos Oswald (1882-1971) est un des grands noms ayant marqué l’Histoire de l’Art au Brésil et les Beaux-Arts de Rio. Suite à l’exposition de ses oeuvres à la Caixa Cultural d’abord de Rio, puis de São Paulo, retour sur le parcours d’un homme ayant dédié sa vie à sa passion

Du talent dans les veines
Carlos Oswald est né en 1882 à Florence, et est le fils aîné du compositeur brésilien Henrique Oswald. De son père, il a des origines suisses-allemandes et italiennes, tandis que du côté de sa mère ses ancêtres sont français et toscans. De nombreux Brésiliens en voyage en Europe passent par chez la famille Oswald, égayant la curiosité du jeune homme à l’égard du pays de son père. Carlos étudie pendant un temps le violon, mais sa grande timidité l’handicape. Il pense alors pour son avenir à l’ingénierie ou l’architecture, mais c’est finalement vers les Beaux-Arts qu’il se tourne. Il commence alors à peindre, notamment des portraits, inspirés par les impressionnistes français.

C’est en 1904 – alors que son père est nommé Directeur de l’Ecole Nationale de Musique de Rio de Janeiro – que l’artiste italo-brésilien commence à envoyer des oeuvres au Brésil pour qu’elles y soient exposées. Il lui faudra attendre 1906 pour fouler le sol brésilien ; son émotion est alors grande. Il est logé à Tijuca et s’émerveille devant la beauté de Rio de Janeiro. Il prend alors comme sujets de ses oeuvres le Jardin Botanique, la baie ou encore la forêt tropicale. Et c’est la gravure qu’il choisit comme méthode, à l’époque inconnue outre-Atlantique. Sa première exposition individuelle à Rio a lieu en 1907. Les critiques lui sont largement favorable et c’est fort de ce nouveau succès qu’il rentre en Italie.

La reconnaissance
En 1910, le Gouvernement Brésilien l’invite à décorer la salle de musique du pavillon à l’Exposition Universelle de Turin. Carlos Oswald sillonne l’Europe et fréquente les plus grands maîtres. En 1913, il part pour un voyage temporaire au Brésil en compagnie de son frère Alfredo, mais la Première Guerre Mondiale fera durer ce séjour. Carlos s’intègre alors au milieu artistique carioca et fonde la première école de gravure du Brésil. C’est en 1918 que sa carrière décolle réellement. La même année, il se lie d’amitié avec Paul Claudel. Avec le temps, ses oeuvres se teintent de sujets religieux. Il enseigne également au Liceu de Artes e Ofícios et a comme élèves de nombreux artistes célèbres par la suite comme, Raimundo Cela (1890-1954), Lasar Segall (1891-1957), Oswaldo Goeldi (1895–1961), Lívio Abramo (1903–1992) ou encore Fayga Ostrower (1920-2001).

Consulté en 1930 par Heitor da Silva Costa lors de la construction du Christ Rédempteur, Carlos Oswald fait des études et des dessins de la statue et de ses détails. L’idée d’un Christ les bras tendus, identifiable de loin comme une croix, serait une idée de l’artiste. Carlos Oswald sera par la suite l’auteur de nombreuses oeuvres sacrées et décorera de nombreuses églises. Parmi les plus connues se trouvent les vitraux de Santa Teresinha do Túnel. Il participe en 1946 à la création de  la Sociedade Brasileira de Arte Cristã.  Il transmet également son savoir lors de cours de gravure à l’Institut Getulio Vargas. Carlos Oswald meurt à Pétropolis en 1971.

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – Rio de Janeiro)  lundi 7 février 2011

Informations :
Vous pouvez admirer les gravures de Carlos Oswald au Museu Nacional de Belas Artes
A lire – Carlos Oswald, 1882-1971 : Pintor da luz e dos reflexos, de Mario Isabel Oswald Monteiro,  Casa Jorge Editorial, 2000

A FAIRE – Les plus belles vues de São Paulo

Envie de voir la ville différemment ? Peur des hélicoptères ? Voici quelques idées de lieux qui vous offriront à coup sûr des vues à couper le souffle, et ce sans dépenser un centime (ou presque)

Avec ses grattes-ciel à perte de vue, São Paulo a sans doute l’un des panoramas urbains les plus étendus à l’heure actuelle. Haut perchés, on peut facilement repérer ses différents quartiers, les  grands monuments comme le MASP, l’Edificio Italia, le Copan, la cathédrale da Sé… ainsi que les innombrables hélicoptères qui survolent la ville.

La tête dans les nuages
Quel meilleur point de vue sur Sampa que le sommet d’un de ses buildings ? Incontournable, la vue de la terrasse de l’Edificio Italia – à 165 mètres de haut –  est probablement la plus impressionnante. Elle semble même surplomber le Mirante do Vale, plus haut aranha-ceu du Brésil avec ses 170 mètres. Dans le même style, le Banespão (Edifício Altino Arantes) et l’Edificio Martinelli sont également à visiter, de même que le Copan. Actuellement fermé pour rénovation, le SESC Paulista dispose lui aussi d’une terrasse accessible au public. Sur la Paulista, n’oubliez pas non plus de passer voir la vue panoramique sur le Centro à partir de l’esplanade du MASP.

Pour ceux qui voudraient siroter une caïpirinha dans les nuages, un arrêt au Bar The View    dans Jardins s’impose ! Le Shopping Cidade Jardim surplombe quant à lui Itaim Bibi et ses tours récentes.

Les pieds sur terre
Pour ceux qui ont le vertige ou préfèrent tout simplement les espaces verts aux tours de verre, il est possible de contempler la ville des parcs qui l’entourent. Toujours dans São Paulo, à Alto de Pinheiros, la Praça do Por do Sol est le lieu idéal pour admirer le coucher de soleil sur la ville. La pollution aidant, le ciel passe par les couleurs les plus incroyables le temps de quelques minutes, le tout sur les tours de béton.

Plus à l’extérieur, au Nord Est, le Pico do Jaraguá  – à 1135 mètres d’altitude et au coeur d’une réserve naturelle, vaut tout autant le détour. Le Parque Jaraguá, avec une surface de 5000 hectares, conserve de manière inédite en zone urbaine la végétation de la Mata Atlantica. Le Parque Estadual da Cantareira,  à 10 km du centre ville est également idéal pour une sortie en famille le week-end. Du haut du Mirante da Pedra Grande, lorsque le temps s’y prête on peut apercevoir la Serra do Mar.

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – São Paulo) Mercredi 2 février 2011

Informations pratiques :

Banespão (Edificio Altino Arantes)
Du lundi au vendredi de 10h às 17h. Entrée gratuite. Tel  3249-7180

Edificio Italia
Accès gratuit tous les jours de 15h à 16h. Tel : 11 2189-2929 –  http://www.terracoitalia.com.br/

Copan
Pour visiter la cobertura du Copan, il faut appeler l’administration de l’immeuble pour prendre rendez-vous au (11) 3257 6169 ou (11) 3259 5917. Du lundi au vendredi de 10:00 à 10:30 et de 15:00 à 15:30. Accès gratuit.  http://www.copansp.com.br/

Bar the View
Alameda Santos, 981. 30ème étage
Tel : 3266-3692 – http://theviewbar.com.br/br/

Praça do Por do Sol
Praça Cel. Custódio Fernandes
Diógernes Ribeiro de Lima,  Alto de Pinheiros

Parque Estadual do Jaragua
http://www.picodojaragua.com.br

Parque Estadual Serra da Cantareira
Rua do Horto, 799 – Horto Florestal – Zona Norte
Tel.: (11) 2203-3266
Entrée : R$ 2

FETE DE LA FRANCOPHONIE – São Paulo célèbre la langue française

Du 15 au 31 mars 2011, São Paulo accueille de nombreuses animations autour de la langue de Molière. Que vous soyez plutôt cinéma, concert ou théâtre, par ici le programme !

De manière inédite, les Consulats Généraux de France, de Belgique, du Canada, de Suisse ainsi que le Bureau du Gouvernement du Québec organisent cette année une grande fête de la Francophonie à São Paulo.

Le saviez-vous ?
Aujourd’hui, il y aurait plus de 220 millions de francophones dans le monde, répartis sur 56 pays. La Francophonie a été créée dans le but de se réunir autour d’une même langue, le français, mais aussi de valeurs communes, comme la liberté, la diversité culturelle, la paix, la démocratie, les droits de l’Homme, l’éducation ou encore le développement, valeurs mises en exergue par cette langue commune. Le français est la neuvième langue la plus parlée dans le monde, la deuxième plus apprise avec plus de 220 millions de personnes en cours d’apprentissage.

L’Organisation Internationale de la Francophonie a fait ses premiers pas au début des années 70 avec la création d’une Agence Culturelle et Technique, mais il faut attendre 2005 et une restructuration pour la voir s’imposer sous son nom actuel.  L’OIF compte actuellement 75 Etats membres et 19 Etats observateurs, ce qui représente un tiers des membres de l’Organisation des Nations-Unis. En hommage au Traité signé à cette date-là à Niamey au Niger, le 20 mars a été retenu depuis 1988 comme Journée Internationale de la Francophonie. Occasion, pour les francophones du monde entier, d’affirmer leur solidarité et leur désir de vivre ensemble, dans leurs différences et leur diversité.

Promouvoir la richesse de la langue française
Durant quinze jours, le français sera à l’honneur à São Paulo. Dans le domaine musical, les invités sont le Québécois Yann Perreau, ainsi que les Français Berry et le groupe Tryo, qui donneront à cette occasion des concerts dans la capitale.

Pour les cinéphiles, de nombreuses projections de films francophones sont prévues. A ne pas rater, la rétrospective consacrée à Claude Chabrol et aux auteurs de la Nouvelle Vague à la Galerie Olido dans le Centro et le cycle de Classiques du Cinéma Français à la Cinémathèque. Moins traditionnel et ouvrant à d’autres horizons, le Centro Cultural da Juventude Ruth Cardoso propose un cycle de Cinéma d’Afrique Francophone. Niveau théâtre, sera proposée une pièce intitulée   » Catharsis  » de l’auteur congolais Gustave Akakpoo, ainsi qu’un spectacle d’illusionnisme « O Francês é Magico  » de Benoit Rosemont.

Pour l’académique et universitaire, un Bureau des Amériques de l’Agence Universitaire de la Francophonie sera inauguré. A cela s’ajouteront d’intéressantes conférences, Pascal Boniface* et l’Historien Michel Winock** faisant le déplacement. Les conférences concerneront

L’équipe du Petitjournal.com de São Paulo vous souhaite une bonne fête de la Francophonie !

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – São Paulo) mardi 15 mars 2011

Retrouvez l’intégralité du programme des événements sur le site :  http://www.aliancafrancesa.com.br/francophonie2011/, ainsi que dans notre agenda

Pour en savoir plus sur l’Organisation de la Francophonie : http://www.francophonie.org

* Un regard sur les espaces linguistiques dans le cadre de la mondialisation
**   Changer le Monde ou penser le Monde ?  /  La situation des intellectuels dans le contexte contemporain